Haut

Nymphoplastie

Hypertrophie des petites lèvres

L'hypertrophie des petites lèvres (nymphoplastie) est une réelle souffrance pour les patientes qui en sont atteintes.

Elle entraîne des troubles fonctionnels dans la vie sexuelle mais également limite beaucoup d'activités sportives et entraîne des complexes selon la tenue vestimentaire. Il est fréquent que les frottements entraînent des saignements récidivants justifiant une intervention chirurgicale.

Lors de la consultation préopératoire, un examen gynécologique est nécessaire pour objectiver le trouble et vérifier l'absence d'anomalies associées. 

L'intervention est programmée de préférence en dehors de la période des règles.

Elle s'effectue sous anesthésie générale, ou bien sous péridurale (la moitié inférieure du corps) ou parfois sous anesthésie locale. L'hospitalisation dure 24 heures maximum, en chirurgie ambulatoire le plus souvent. 

Le but est de réduire la partie excédentaire des petites lèvres sans les faire disparaître totalement car elles jouent un rôle physiologique réel. Les techniques sont nombreuses et le choix de celle qui est la plus adaptée se fait en fonction du type d'hypertrophie des petites lèvres. Elles se classent en deux grandes catégories :

- les techniques longitudinales : ce sont les premières techniques décrites, elles consistent à enlever l'excès de muqueuse dans l'axe vertical en réalisant une cicatrice sur le bord libre externe des petites lèvres. Elles ont peu de complications, mais elles ont le désavantage de faire une grande cicatrice verticale qui peut être source de gêne ou de sensibilité chez certaines patientes. 

- les techniques cunéiformes : elles consistent à enlever une partie centrale des petites lèvres avec une cicatrice cachée perpendiculaire au bord externe. La cicatrice est plus petite, cachée, moins sensible, mais le risque de complication est un peu plus important que pour les techniques longitudinales. 

Des points résorbables sont mis en place, ils tomberont tout seul au bout de 15 à 21 jours.

Dans les suites opératoires, une toilette antiseptique doit être faite par la patiente sans frotter. Il n'y a pas de difficultés particulières pour uriner. Les rapports sexuels peuvent être repris au bout d'un à deux mois. Des vêtements amples doivent être portés pendant cette période.

La complication principale est le retard de cicatrisation ou la désunion (surtout dans les techniques cunéiformes).  Elle survient si la résection a été trop importante ou si des frottements ont eu lieu en post opératoire. Dans ce cas là la cicatrisation est plus longue et peut justifier une retouche post opératoire. En moyenne, cette complication survient dans 13 % des cas. 

Cette intervention est prise en charge par la sécurité sociale en cas de gêne importante et avérée seulement. 


Consultez ici la fiche information de la Société Française de Chirurgie Plastique

23. chirurgie des petites lèvres - copie[...]



Les interventions en chirurgie esthétique et réparatrice